Après plusieurs semaines d’incertitude sécuritaire, la ville d’Uvira, située dans la province du Sud-Kivu, a retrouvé un climat de relative sérénité. Les forces rebelles de l’AFC/M23, soutenues par l’armée rwandaise selon les autorités congolaises, ont quitté la cité stratégique à la suite de pressions diplomatiques internationales et de l’accord de paix de Washington signé en décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda.
Le vendredi 23 janvier 2026, le gouverneur du Sud-Kivu, Jean‑Jacques Purusi, a regagné Uvira, siège provisoire des institutions provinciales. Son retour intervient une semaine après le retrait des M23. À son arrivée, il a assuré que les Forces armées de la RDC (FARDC) poursuivaient les opérations pour reconquérir les territoires encore occupés par la coalition M23‑RDF‑AFC.
S’exprimant devant la population, le gouverneur a transmis un message de fermeté et d’espoir :
« Le président de la République m’a demandé d’annoncer à la population que nous allons nous battre pour récupérer bientôt Kamanyola, Bukavu, Goma, Bunagana et toutes les zones encore occupées », a déclaré Jean‑Jacques Purusi.
Il a également rassuré sur la reprise normale de la vie dans la cité et sur le contrôle effectif des forces loyalistes.
Le retour du gouverneur a été accueilli avec soulagement par les habitants d’Uvira. Beaucoup y voient un signe de stabilité et un gage de confiance dans les institutions provinciales. Toutefois, certains restent prudents, rappelant que la menace des M23 n’est pas totalement écartée et que la sécurité demeure fragile dans d’autres zones du Sud-Kivu.
Ce retour symbolise la restauration de l’autorité de l’État dans une région longtemps marquée par l’instabilité. Il met en lumière le rôle de la diplomatie internationale, notamment des États-Unis, dans l’application de l’accord de paix. Mais il souligne aussi les défis persistants : reconquête des territoires encore occupés, protection des civils et consolidation d’une paix durable.
La rédaction