Nord-Kivu : L’AFC/M23 libère plus de 5 000 militaires congolais

Nord-Kivu : L’AFC/M23 libère plus de 5 000 militaires congolais

L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) a procédé lundi dernier à la libération de plus de 5 000 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), capturés sur différents fronts. La remise a eu lieu au camp de Rumangabo, dans le territoire de Rutshuru, sous la supervision du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Dans un communiqué, l’AFC/M23 affirme avoir remis ces soldats « pour rapatriement à Kinshasa » et souligne que cette action s’inscrit dans le cadre des mesures de confiance convenues lors du processus de Doha. Le mouvement dit vouloir « contribuer à l’apaisement des tensions » et réaffirme son engagement à respecter le droit international humanitaire.

Le CICR, par la voix de François Moreillon, chef de sa délégation à Kinshasa, a confirmé sa disponibilité à accompagner l’opération. « En tant qu’intermédiaire neutre, le CICR se tient prêt à accompagner une telle opération avec l’accord de toutes les parties », a-t-il déclaré.

Ce n’est pas la première fois que le CICR intervient dans ce type de transfert. En mai 2025, l’organisation avait déjà facilité le rapatriement de plus de 1 300 militaires désarmés de Goma vers Kinshasa.

Cependant, l’AFC/M23 déplore le refus du gouvernement congolais de libérer ses propres combattants arrêtés, ainsi que d’autres personnes « en raison de leur simple faciès ». Le mouvement accuse également le gouvernement congolais de poursuivre des « violations du cessez-le-feu » et d’avoir imposé « une guerre généralisée » visant les populations civiles.

Cette libération massive de prisonniers de guerre constitue un geste significatif dans un contexte de tensions persistantes entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, mais les divergences sur l’application des engagements pris continuent de nourrir la méfiance entre les deux parties.


La rédaction