Mpox : Fin de l’urgence continentale, mais maintien de l’alerte nationale en RDC

Mpox : Fin de l’urgence continentale, mais maintien de l’alerte nationale en RDC

Le Directeur général d’Africa CDC, Dr Jean Kaseya, a annoncé la levée de l’état d’urgence sanitaire publique au niveau continental concernant l’épidémie de Mpox. Cette décision intervient après que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a retiré, en septembre 2025, le statut d’urgence sanitaire de portée internationale. L’annonce a été relayée lors du Conseil des ministres du 30 janvier 2026 à Kinshasa.

Selon le compte rendu, la baisse significative du nombre de cas et de décès sur le continent, notamment en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Burundi et en Ouganda, justifie cette levée. Toutefois, la maladie n’est pas éradiquée et demeure endémique.

Le gouvernement congolais a décidé de prolonger l’état d’urgence sanitaire nationale jusqu’en mars 2026. Cette période de transition vise à intégrer durablement la riposte dans le système de santé, en renforçant la surveillance communautaire, les capacités de réponse rapide, les stocks stratégiques et la réflexion sur une vaccination préventive.

Par ailleurs, la note du ministère de la Santé fait état d’une baisse des cas de choléra au cours de la semaine écoulée : 1 688 cas suspects contre 1 811 la semaine précédente, avec 7 décès enregistrés (taux de létalité de 0,4 %). À Kinshasa, 170 cas suspects et 4 décès ont été recensés, tandis que 55 patients restent pris en charge dans les centres de traitement.

Déclarée urgence sanitaire internationale par l’OMS en août 2024, l’épidémie de Mpox avait mobilisé une réponse coordonnée incluant surveillance, sensibilisation et vaccination. En RDC, la propagation rapide depuis 2022 avait conduit à l’activation du Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique et du Système de Gestion des Incidents Mpox. Malgré les difficultés liées au manque de vaccins et aux crises humanitaires, des campagnes ciblées et des initiatives communautaires, soutenues par des partenaires comme l’UNICEF, ont permis de réduire la stigmatisation et d’encourager des comportements de prévention.


CÉLESTINE KALIBONGO