L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, sera entendu le 5 mai 2026 par la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.
Pour comparaître dans l’affaire de FRIVAO étant que témoin pour donner d’autres éclaircissements.
Cette comparution intervient dans le cadre du dossier lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC, FRIVAO.
Selon des sources judiciaires, les magistrats entendent obtenir des éclaircissements sur l’utilisation des fonds alloués à l’indemnisation des victimes des guerres de Kisangani. La procédure porte sur la traçabilité de plusieurs millions de dollars américains dont la destination reste à établir.
Initiateur de plusieurs réformes lorsqu’il était à la tête du ministère de la Justice, Constant Mutamba fait désormais face à la justice pour des faits présumés de détournement de deniers publics. L’audience du 5 mai prochain marquera sa première comparution dans ce dossier depuis l’ouverture de l’instruction et il prendra parole étant que témoin après sa condamnation pour éclairer concernant l’affaire FRIVAO.
Au-delà de la situation personnelle de l’ancien ministre, ce procès est perçu comme un test pour la justice congolaise. L’opinion publique attend de cette audition qu’elle apporte des éléments concrets sur la gestion du FRIVAO, un fonds censé réparer les préjudices subis par les populations de la Tshopo.
La Cour devra déterminer si les pièces comptables produites justifient l’usage fait des montants décaissés. Pour les observateurs, l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions sur la perception de la lutte contre l’impunité en République démocratique du Congo, nous a dit NGOLE BLAISE, communicateur numérique de l’inter-fédération du parti cher à Costant MUTAMBA.
Faustin DUNIA CHANÇARD
Journaliste de paix