Des membres d’une délégation de la Coordination nationale des médecins affirment avoir été victimes de violences de la part des forces de l’ordre lors d’une manifestation organisée devant l’immeuble du Gouvernement à Kinshasa ce 15 juillet 2026.
Le mouvement visait à réclamer le paiement de plusieurs mois de primes impayées.
Selon les témoignages recueillis auprès de certains manifestants, l’intervention de la Police nationale congolaise (PNC) aurait été particulièrement musclée. Les médecins indiquent avoir été dispersés à l’aide de canons à eau avant que plusieurs d’entre eux ne soient interpellés et soumis à des violences physiques, notamment des coups de chicotte, alors qu’ils tentaient de maintenir leur mouvement de protestation.
Les victimes dénoncent un traitement qu’elles qualifient de brutal et dégradant, estimant que leur manifestation avait pour unique objectif d’attirer l’attention des autorités sur leurs revendications salariales. Elles appellent le Gouvernement à engager un dialogue afin de trouver une solution durable à la question des primes impayées.

De leur côté, les forces de l’ordre auraient justifié leur intervention par la nécessité de préserver l’ordre public, accusant certains manifestants de perturber la quiétude de la capitale.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités gouvernementales ou de la Police nationale congolaise n’avait été rendue publique pour réagir aux accusations formulées par les manifestants. L’évolution de ce dossier reste attendue, alors que les organisations professionnelles de santé continuent de réclamer une réponse aux revendications des médecins.
Faustin DUNIA CHANÇARD
Journaliste de paix