Plusieurs villages du groupement de Mbinga-Nord, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, font face à une situation humanitaire préoccupante à la suite des fortes pluies enregistrées ces dernières semaines. Des inondations et des éboulements de terre ont été signalés dans plusieurs localités, notamment à Mukwija, Muganzo, Kalangala, Makengera, Nyabibwe et Kanenge.
L’alerte a été lancée ce lundi 9 mars 2026 par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), qui rapporte d’importants dégâts matériels et des déplacements de population dans ces villages.
Selon cette structure citoyenne, plusieurs habitants ont été contraints d’abandonner leurs habitations, menacées ou détruites par les eaux de pluie et les glissements de terrain. Les pluies diluviennes ont également ravagé de nombreux champs, emportant des produits agricoles essentiels à la subsistance des familles.
Cette situation a déjà des répercussions sur l’économie locale.
Benjamin Munghazi, représentant de la Nouvelle Société Civile Congolaise dans la zone, indique que la rareté des denrées alimentaires provoque une hausse inquiétante des prix sur les marchés.
« Le prix de la farine de manioc, par exemple, est passé de 500 à 1 500 francs congolais. C’est une augmentation significative qui pèse lourdement sur les ménages »,explique-t-il.
Il précise que plusieurs récoltes ont été détruites par les eaux de pluie, aggravant la précarité alimentaire dans ces localités rurales. De nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui sans ressources suffisantes et peinent à accéder à la nourriture.
Par ailleurs , la société civile appelle à une intervention urgente des autorités congolaises ainsi que des partenaires humanitaires afin d’assister les populations affectées.tout en sollicitant l’appui d’organisations internationales telles que le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ainsi que l’ONG ACTED pour apporter une aide alimentaire et humanitaire aux habitants du groupement de Mbinga-Nord.
Notons qu’en attendant une réponse concrète, les populations sinistrées continuent de vivre dans des conditions précaires, craignant que de nouvelles pluies ne viennent aggraver davantage la situation.
Love Katsongo