Journée mondiale de l’environnement : un technicien en développement rural appelle à une mobilisation collective en RDC

Journée mondiale de l’environnement : un technicien en développement rural appelle à une mobilisation collective en RDC

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée ce 5 juin, Élie Kwiraviwe, technicien en développement rural, chercheur et acteur de développement, a lancé un appel à la responsabilité collective pour la protection de l’environnement en République démocratique du Congo (RDC), face aux multiples menaces qui pèsent sur les écosystèmes.

Dans sa déclaration, il a rappelé que l’environnement constitue le fondement même de la vie humaine, du développement économique et de la stabilité sociale. Selon lui, la planète fait actuellement face à une crise écologique majeure caractérisée notamment par les changements climatiques, la déforestation, la dégradation des sols, la pollution des ressources en eau et la disparition progressive de certaines espèces.

La RDC, qui abrite une grande partie du Bassin du Congo, considéré comme le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde, n’est pas épargnée par ces défis. Élie Kwiraviwe souligne que plusieurs activités humaines contribuent à la détérioration des écosystèmes nationaux, notamment l’exploitation anarchique des forêts, les feux de brousse, l’urbanisation non planifiée, la mauvaise gestion des déchets, l’exploitation minière non contrôlée ainsi que les pratiques agricoles non durables.

Selon cet expert en développement rural, les effets de cette dégradation sont déjà perceptibles dans plusieurs régions du pays. Il cite notamment la perturbation des saisons agricoles, la baisse de la fertilité des sols, la multiplication de certaines maladies, les inondations récurrentes, les glissements de terrain, la raréfaction de l’eau potable ainsi que l’aggravation de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté en milieu rural.

Face à cette situation, il estime que des solutions concrètes existent et nécessitent l’implication de tous les acteurs. Parmi les mesures proposées figurent le reboisement, le développement de l’agroforesterie, la protection des aires naturelles et des sources d’eau, la promotion du recyclage, la sensibilisation communautaire, le développement d’une agriculture résiliente aux changements climatiques ainsi que le renforcement de l’éducation environnementale.

Élie Kwiraviwe a également insisté sur l’importance de l’application rigoureuse des lois environnementales et de la gestion rationnelle des ressources naturelles afin de garantir un développement durable pour les générations futures.

Dans son message, il a rendu hommage aux partenaires académiques, scientifiques et techniques de l’Institut Supérieur de Développement Rural de Goma (ISDR-Goma), qu’il considère comme des acteurs essentiels dans la formation des cadres capables de répondre aux défis environnementaux et de promouvoir la gouvernance durable des ressources naturelles.

S’appuyant sur des références historiques, culturelles et spirituelles, il a cité plusieurs personnalités engagées dans la protection de l’environnement, dont Mahatma Gandhi, Jacques-Yves Cousteau, Wangari Maathai et Ban Ki-moon. Il a également évoqué la portée écologique de certains proverbes africains ainsi que le verset biblique de Genèse 2:15, qui invite l’être humain à cultiver et à préserver la création.

« Protéger l’environnement aujourd’hui, c’est protéger la vie de demain », a-t-il conclu, appelant les Congolais à préserver les forêts, les lacs, les montagnes et les terres agricoles du pays pour assurer un avenir durable aux générations futures.


Caleb Katembo