Journée internationale du Rasta : entre mémoire et revendication

Journée internationale du Rasta : entre mémoire et revendication

La communauté Rastafarienne a célébré ce lundi 11 mai 2026 a la maison de jeune la Journée internationale du Rasta, une date qui coïncide avec l’anniversaire de la mort de Bob Marley en 1981. Au-delà de l’hommage au roi du reggae, la journée a pris des allures de revendication sociale et culturelle dans plusieurs villes du monde, y compris à Goma, où des dizaines de jeunes se sont rassemblés pour chanter, prier et débattre des valeurs du mouvement.

Le rastafarisme est apparu dans les années 1930 en Jamaïque, inspiré par la figure de l’empereur éthiopien Hailé Sélassié Ier. Ses adeptes prônent la paix, l’unité et la justice sociale. La musique reggae, popularisée par Bob Marley, reste le vecteur principal de ce message.

« Le reggae n’est pas seulement une musique, c’est une arme spirituelle contre l’oppression », explique Jean-Pierre, musicien rasta

Pour les rastas, la Journée internationale n’est pas seulement une commémoration. Elle est aussi un rappel des valeurs universelles d’amour, de tolérance et de respect de la nature.

« Être rasta, c’est vivre en harmonie avec soi-même et avec le monde », confie Amina, étudiante rencontrée lors du rassemblement

Si le mouvement a inspiré des millions de personnes à travers le monde, il reste confronté à des stéréotypes et à une méconnaissance de ses fondements spirituels. Les rastas espèrent que cette journée contribuera à une meilleure compréhension de leur culture.


Caleb Katembo