Le match des préliminaires de la Coupe du Congo opposant Capaco de Beni à Macomin s’est joué ce mardi 10 février 2026 au stade André Van Nevel de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, dans des conditions qui ont suscité l’indignation des spectateurs et des observateurs du football congolais.
La pluie tombée presque toute la journée sur la ville, a transformé la pelouse en un champ argileux gorgé d’eau. Malgré l’état du terrain, les officiels ont décidé de maintenir la rencontre.
Soldé par le score de 2 buts a 1 en faveur de macomin les joueurs ont évolué sur une surface glissante, parsemée de flaques d’eau, exposant leur intégrité physique à des risques de blessures. Le ballon, difficilement contrôlable, fusait à chaque rebond, rendant le jeu haché et peu spectaculaire.
Les supporters présents ont assisté à une partie où la technique et le plaisir du jeu ont été sacrifiés. Entre glissades, passes imprécises et interruptions fréquentes, le match a davantage ressemblé à une épreuve de résistance qu’à une compétition sportive. Beaucoup s’interrogent sur la décision des officiels d’autoriser le coup d’envoi dans de telles conditions.

Cet épisode relance une fois de plus le débat sur la viabilité des infrastructures sportives en République Démocratique du Congo. Le pays peine à offrir aux athlètes des terrains conformes aux standards internationaux, ce qui nuit non seulement à la qualité du spectacle mais aussi à la sécurité des joueurs. Les voix s’élèvent pour réclamer des investissements urgents et des solutions durables afin de permettre aux sportifs d’évoluer dans des conditions acceptables.
CALEB KATEMBO